La pharmacie 2.0

Posted on December 8, 2017 in Uncategorized

Il est maintenant assez naturel pour beaucoup d’entre-nous d’acheter nos produits vendus en parapharmacie sur internet car les prix sont moins chers, les quantités sont plus importantes et on n’a plus besoin de se déplacer en pharmacie ( pharmacie ouverte nuit ) pour faire nos achats. Mais si on allait plus loin ? Imaginez que vous cherchez une crème pour votre problème de peau sèche car celle que vous utilisez jusqu’à maintenant n’y fait rien ? Ou vous souhaitez peut-être simplement changer de marque pour une raison ou pour une autre ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler des consultations médicales à distance dans les médias. Ces services se développent à cause des déserts médicaux et du vieillissement de la population toujours plus important. Cela vous permet de consulter un médecin ou un spécialiste via une sorte de Skype sécurisé pour avoir un premier avis sur une éventuelle maladie.

Ces services fonctionnent plutôt bien, si bien qu’on voit maintenant arriver la pharmacie 2.0.

Comment cela fonctionne ?

C’est très simple, on se rend sur un site internet dédié et complètement sécurisé, n’oubliez pas que le secret médical doit être maintenu en tout temps, et on peut commencer à s’adresser à un chatbot. Un chatbot est une machine intelligente qui va analyser vos réponses et répondre en fonction. C’est ce qui est couramment utilisé sur les sites internet marchands ou sur celui de votre fournisseur d’accès internet. C’est une sorte de filtre qui va optimiser les communications en les redirigeant vers le spécialiste le plus adapté.

Ces méthodes sont encore en phase de test. Il faut pouvoir prouver la sécurité, l’efficacité et la réelle utilité de ces chatbots avant de pouvoir les généraliser.

Les chatbots sont utilisés aujourd’hui dans le cadre des recommandations pour des produits non soumis à une prescription. Vous remplissez en général un premier petit questionnaire en ligne qui est fait pour que l’utilisateur comprenne bien les questions et puisse y répondre facilement afin d’être correctement conseillé et redirigé. Vous pouvez déjà obtenir des conseils sur des produits dermo-cosmétiques. Les développements sont maintenant portés vers les compléments alimentaires et l’aromathérapie.

Ces chatbots sont voués à s’améliorer grâce à des algorithmes d’analyse de type BigData qui se développent énormément depuis quelques années et permettent des analyses et prédictions de plus en plus précises.

Les pharmaciens ont un devoir d’information et cette idée des chatbots qui trieraient les demandes et les redirigeraient vers des pharmaciens bien réels fait son petit bonhomme de chemin avec le succès des applications dédiées aux hôpitaux. Cela permettrait par exemple un meilleur suivit du patient pour par exemple sa tentative d’arrêter de fumer.

Cela peut paraître trivial mais nous sommes encore fortement attachés aux échanges avec des personnes réelles, surtout pour des moments difficiles. Les pharmaciens, des professionnels de santé à vocation de proximité, pourraient prendre le relais des médecins pour les conseils médicamenteux et de suivi des patients, dans une certaine limite. Déjà, il faut être connecté ce qui n’est pas le cas de tous. Soit la connexion est mauvaise, soit la personne n’est pas du tout familiarisée avec ces technologies, nous pensons là aux personnes âgées.

Sous la difficulté que posent ces applications, des laboratoires pharmaceutiques s’engagent comme Pierre Fabre qui développe un chatbot pour lutter contre la malaria et l’anémie en Afrique. Il a pour but d’avoir une meilleure connaissance du terrain avec des données en direct afin d’adapter les missions humanitaires visant à annihiler ces maladies ou problèmes de santé.

Ces chatbots ont aussi vocation à être plus efficaces que les applications habituellement utilisées. MyFitnessPal est très bien mais vous êtes seuls contre vous-même. Rien ne vous oblige à suivre votre plan.

C’est pareil pour les traitements médicamenteux. Imaginez, quelqu’un dans un milieu où la santé est difficilement accessible pour diverses raisons, les déserts médicaux, on l’a déjà dit mais aussi par manque de moyen. Une application gratuite qui permettrait à des familles de poser directement des questions aux pharmaciens lorsque leur enfants présente des symptômes grippaux ou semble mal réagir à son traitement permettrait une meilleure prise en charge du patient. On gagnerait en rapidité et efficacité car le pharmacien pourrait donner son avis de professionnel de santé en envoyant un mail au service vers lequel sera adressé le patient détecté bien plus tôt et efficacement que s’il s’était rendu aux urgences ou qu’il avait attendu un rendez-vous chez son médecin généraliste.

Les experts sont globalement unanimes : grâce au développement de telles technologies, la prise en charge des patients ne pourra qu’en être améliorer. Détection des maladies, ajustement des traitements en directs pourraient être la clé d’une meilleure prise en charge des patients. Si le pharmacien voit que le traitement est peut-être trop fort ou mal adapté, il pourrait communiquer rapidement avec un médecin ( medecin garde ouvert ) qui pourra délivrer directement à la pharmacie de proximité du patient une prescription permettant d’ajuster le traitement à un moindre coût pour tous.

Ainsi, le développement digital adapté aux traitements médicaux est vraiment à un tournant. Se pose toujours les questions de la gestion des données et de leur confidentialité. Vous ne souhaitez pas que votre histoire médicale se retrouve exposée sur la place publique. C’est pour cela que le secret médical existe. Nous avons tous le droit d’être malade sans que personne, autre que les professionnels de santé, ne soient au courant.

Deuxième point, la rémunération des professionnels de santé. En effet, ils proposent un service en se rendant autant disponibles. Qui doit s’en occupé ? Pour les périodes de garde, on peut proposer que la pharmacie de garde du secteur soit le premier interlocuteur en fonction des données géographiques du patient. Mais en journée ? Et combien cela va-t-il coûter ? La question peut paraître un peu crue pour le domaine de la santé mais il n’est pas différent des autres. La santé est un investissement à perte mais un investissement quand même.

Dernier point, et le presque le plus évident. La mise en place de ces services. Plusieurs options s’offrent aux développeurs comme les sites internet ou les applications qui doivent eux-aussi être fortement sécurisés.

Donc, un avenir qui semble prometteur pour la pharmacie 2.0 mais qui va demander encore un peu de temps.

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